Le nattô arrive en France

Le nattô arrive en France avec une variété qui ne donne pas beaucoup de fils natto

Le nattô s’installe à la table française. Le département d’Ibaraki, connu pour son Mito nattô, a commencé avec le concours d’entreprises locales à exporter son produit à l’étranger. Ils ont mis au point un nattô qui reste peu gluant même si on le mélange et tombe facilement des baguettes. L’accent est ainsi mis sur la facilité à manger plutôt que sur la matière gluante considérée comme essentielle par les Japonais. Les acteurs principaux de cette opération sont des fabriquants de petite et moyenne taille subissant une concurrence sévère sur un marché intérieur qui se rétrécit. Cela leur permettra-t-il de sortir de l’impasse ?

« Peut-on fabriquer du nattô facile à manger pour les étrangers ? » Des fabriquants de nattô en quête de nouveaux débouchés ont demandé conseil au département en juin 2013. Le centre de techniques industrielles du département qui s’est chargé du développement a découvert après de multiples expériences sur le bacille du nattô une nouvelle variété ne donnant pas beaucoup de fils gluants. Ses responsables ont fait une demande de brevet en avril dernier. Ce nouveau nattô contient 25% de matière gluante en moins par rapport au nattô habituel, et lorsqu’on le saisit il tombe facilement des baguettes. La résistance au mélange du nattô, calculée avec un appareil de mesure de la viscosité, est considérée comme deux tiers plus faible.

L’ensemble des produits utilisant cette bactérie ont été désignés sous le nom de marque « mame no ka ». Ce sont d’abord les Français dont on pense qu’ils apprécient les fromages aux odeurs marquées, et ont peu de réticence envers les produits fermentés, qui sont visés par cette gamme. La coopérative des vendeurs et fabriquants de nattô du département tenait ainsi pour la première fois un stand à la foire internationale de l’industrie de la restauration qui avait lieu à la fin du mois dernier à Lyon (France). Cinq sociétés y ont participé, et les dirigeants et responsables commerciaux de trois d’entre elles ont pu expliquer sur place leurs produits.

Par exemple, ils proposent de l’arranger en une sorte de cassoulet, plat typique de la cuisine française, ou suggèrent de de l’associer avec de l’huile d’olive ou de la confiture de myrtilles ou bien encore de l’appliquer sur du pain, à la manière du pâté. On peut aussi mélanger du beurre ou des gaufres avec le nattô.

Même si peu de Français semblent pouvoir manger du nattô, nous espérons qu’avec ces nouveaux produits cet aliment aussi bon pour la santé que pour la beauté leur deviendra plus familier.
Dans un autre article, nous vous présenterons les vertus du nattô.


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