La cuisine japonaise préparée pour le Nouvel An – O-sechi

Avec la nouvelle année qui approche, nous vous présentons des plats japonais que l’on sert pendant la période du Nouvel An. Le premier d’entre eux est O-sechi.

O-sechi est un des plats préparés pour célébrer le Nouvel An. De nos jours on peut en acheter en supermarché, en grand magasin, ou en ligne, mais beaucoup de foyers tiennent à respecter la coutume ancienne en le préparant à la main, et perpétuent ainsi encore aujourd’hui la tradition de ce plat emblématique de la culture japonaise. Selon la région et le foyer, le contenu des boîtes superposées varie.osechi

Qui dit Nouvel An dit O-sechi
L’o-sechi est à l’origine le mélange de divers plats, certains que l’on mangeait au début de l’année en priant pour une récolte abondante, d’autres qui étaient des plats de fête des samuraïs, ou encore d’autres réservés au peuple fêtant le Nouvel An. D’autre part, on dit que ce plat est constitué d’aliments pouvant se conserver, et ce, afin de libérer les ménagères des corvées pendant trois jours au Nouvel An. Il est également associé à l’idée d’éviter autant que possible d’utiliser le feu pendant le Nouvel An, en signe d’abstinence.

On prépare les o-sechi dans des boîtes superposées comme pour signifier le souhait de voir les événements heureux s’empiler. Normalement quatre boîtes superposées sont utilisées. La façon de remplir les boîtes et l’assortissement des aliments variant en fonction des régions, des foyers ou encore des coutumes, nous vous présentons ici la façon la plus courante :
Première boîte : aliments de fête – soja noir, œufs de hareng salés, gomame (sardines séchées et caramélisées)… Deuxiéme boîte : friandises – datemaki (omelette roulée), kinton (pâte de patate douce aux marrons) Troisième boîte : fruits de mer (crevettes et poissons grillés…) Quatrième boîte : produits de la montagne (variété de légumes cuits…)

Les plats présents dans les boîtes ont chacun d’entre eux un sens spécifique.
• Kuromame (soja noir) : pour souhaiter une bonne santé et un travail sérieux toute l’année. (mame a aussi le sens de « sérieux » et de « bien portant »)
• Kazunoko (oeufs de hareng) : pour souhaiter une large descendance (symbolisée par le grand nombre d’œufs)
• Tazukuri (Gomame / sardines séchées et caramélisées) : pour souhaiter une récolte abondante de riz et d’autres aliments de base. (les sardines étaient utilisées comme engrais de qualité pour les rizières et les champs)
• Crevettes : pour souhaiter de vivre jusqu’à un âge où on ait le dos courbé (comme les crevettes). On dit que la couleur rouge protège des mauvais esprits.
• Konbumaki (rouleau d’algues konbu) : plat indispensable aux repas de fête en raison d’un jeu de mots avec « yorokobu » (se réjouir) et « yorokombu »
• Kinton (pâte de patate douce aux marrons) : considéré comme un présage de bonne fortune, en raison de leur couleur or et de leur nom en caractères chinois (kinton : morceau d’or)
• Kôhaku namasu (radis blanc et carottes vinaigrés) : les deux couleurs, rouge et blanche, considérées comme des couleurs heureuses, représentent la décoration des enveloppes (mizuhiki) utilisées pour les cadeaux, et leur association exprime un souhait de paix.


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