La technique traditionnelle de fabrication à la main du papier japonais, bientôt inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité

La technique traditionnelle de fabrication à la main du papier japonais (washi) est, sur recommandation du Japon, en passe d’être inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco qui protège les cultures et traditions du monde entier.

C’est la technique de fabrication du papier Sekishû-banshi (papier de Sekishû) du département de Shimane, celle du papier Honmino-shi (papier de Honmino) du département de Gifu, et celle du papier Hosakawa-shi (papier de Hosokawa) du département de Saitama, tous fabriqués à partir du kôzo (bois venant d’un type de mûrier), qui sont concernés par cette inscription à venir. Le Sekishû-banshi avait déjà été inscrit en 2010 mais le gouvernement japonais, souhaitant faire connaître davantage au monde entier la technique de fabrication du papier japonais, a proposé de nouveau l’an dernier ces trois papiers ensemble.

En conséquence, l’organisme auxiliaire de l’Unesco chargé des études préliminaires, a estimé le 28 octobre que l’inscription était légitime, considérant les techniques en question, comme celles visant par exemple à favoriser la culture du kôzo ou à donner l’expérience de la fabrication à la main du papier, étaient héritées de génération en génération. L’inscription sera officiellement décidée en novembre lors d’une réunion du comité intergouvernemental à Paris.

Depuis l’an dernier où la cuisine japonaise a été enregistrée au patrimoine patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, le Japon posséde ainsi 22 inscriptions.

 

Une tradition artisanale vieille de 1300 ans

Le papier de Honmino est, parmi les papiers produits à Mino dans le département de Gifu, un papier de très haute qualité sans aucune irrégularité, fabriqué avec du kozô spécialement sélectionné, et mis au point feuille par feuille par des techniques ancestrales. Le papier fabriqué dans la région de Mino fut utilisé pour le registre d’état civil conservé dans le Shôsôin (maison des trésors) du Todaiji de Nara, et on estime que son histoire s’étend sur 1300 ans. La technique de fabrication du papier de Honmino est transmise aux artisans de l’association de protection du patrimoine de la ville de Mino, et classée au trésor national des biens culturels et immatériels du Japon.

Le papier de Hosokawa est fabriqué à la main, par une technique artisanale que l’on transmet à Ogawamachi et la ville voisine de Chichibumura dans le département de Saitama. Il est riche de 1300 ans d’histoire et sa technique de fabrication qui en fait un papier à la fois solide et fin figure elle au trésor national des biens folkloriques et immatériels.


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